En ce jour d’halloween, voyons quels sont ces petits démons qui peuvent vous pousser à faire quelques erreurs courantes et légitimes.
Je rencontre de nombreux dirigeants et entrepreneurs dans la cadre d’accompagnements ou de formation sur des thématiques liées à l’emploi. Une étape difficile concerne la partie recrutement notamment lors d’une récente promotion comme nouveau manager, ou lors d’une phase de croissance, étape particulièrement importante et délicate pour une entreprise.
Toute ressemblance avec des personnages existants serait bien évidemment pur coïncidence, les traits étant légèrement exagérés, vous ne rencontrerez jamais ce style de recruteurs
Le style « Fantôme de l’opéra » : les annonces passent et repassent, les candidats répondent et n’ont aucun retour. Ils finissent par perdre confiance dans l’entreprise et en parlent autour d’eux. Votre réputation vous précède…
Le style « Dark Vador » : pour lui c’est simple, il attend un candidat qui écoute, qui respecte ses ordres et qui obéit. Il gère la discipline avant les compétences ou la personnalité qui lui semble plus accessoire. Il n’hésitera pas à faire des reproches pendant les entretiens, souvent sur un ton paternaliste du type «comment ça vous ne connaissez pas… »
Le style « serial cloneur » : il ne change pas une équipe qui gagne ! Vous l’entendrez dire : « mon premier recrutement c’est si bien passé que j’utilise toujours les mêmes questions et je teste toujours les mêmes critères, comme ça je suis sûr de ne pas me tromper. » Quel dommage que ce ne soit pas pour le même poste.
Le style « Warriors » : avant même de démarrer l’entretien, le candidat a effectué le parcours du combattant, sac au dos et machette entre les dents. Il a bien essayé de débroussailler l’annonce totalement incompréhensible, et même s’il est parti à la frontale rechercher votre entreprise sur internet… Comme David Vincent, il erra mais jamais ne vous trouva… En résumé un candidat qui aurait bien aimé répondre à votre offre, et un recrutement qui a bien failli se faire…
Le style « Léon » : il pratique un type d’entretien particulièrement pénible. Il vérifie la motivation des candidats comme les pneus de sa voiture sous pression. Il « karchérise façon puzzle » pour vérifier la résistance et la motivation des futurs élus. Hélas pour lui peu de candidats résisteront…
Le style »Jumeaux » : c’est très simple, lui vous dira « Je cherche quelqu’un qui me représente, quelqu’un comme moi, la même prestance, la même aisance, la même façon de penser. J’aimerai une sorte de fusion entre nous dès les premières minutes, pouvoir me faire comprendre d’un seul regard… » Ou pas…
Le style « 24H » : ce type de recruteur commencera l’entretien en vous disant « bon là autant vous le dire tout de suite, je sors de réunion, avant la suivante. Nous avons exactement 30 minutes devant nous. Je n’ai pas eu le temps de lire votre CV alors soyez bref…c’est parti top chrono ! ». C’est à ce moment précis que le téléphone sonna…
Le style « Inception » : celui-ci posera 114 questions en une, souvent contradictoires. A la fin de ce qui semblera être la première question, le candidat aura de la peine à se souvenir du poste pour lequel il a postulé… Il vous dira « Je veux quelqu’un à la fois de très indépendant et qui sache parfaitement travailler en équipe. Quelqu’un qui soit rigoureux à l’extrême et qui sache improviser dans n’importe quelle situation… » Il ne comprend pas que les candidats ne comprennent pas les questions qu’il se pose…
Le style « Au nom de la rose » : ça commence par un dossier long comme le bras, avec une liasse de documents à fournir, des tests à effectuer qui ne présagent rien de bon et quand les plus motivés arrivent à l’entretien, c’est l’inquisition… Il ne fait confiance à aucun candidat et ses questions pourraient-être du type «Où étiez-vous à 4H34 ce matin ? Avez-vous quelqu’un qui pourrait le confirmer ? » La bureaucratie est un frein non négligeable aux candidatures, simplifier
Le style « Petites confidences à ma psy » : celui-ci croit pouvoir percer le moi profond du candidat en moins d’une heure avec quelques notions de psychologie. Il reste dans l’interprétation des réponses comme il pourrait interpréter ses rêves. Il devine en se mettant dans l’incapacité à mesurer les savoirs du candidat par rapport au poste.
Le style « Pif et ses gadgets » : il compte sur son flair, ça passe tout de suite ou ça casse. Vous entendrez des « Je le sens ou je ne le sens pas… pas besoin d’entretien… »
Recruter n’est que la première étape d’une longue série qui va engager la pérennité de votre structure ne laissez pas la place au hasard ou aux mauvaises habitudes. Peu importe les erreurs, il est toujours temps de s’améliorer
Quelques clés pour progresser :
- Préparation : définir un poste et identifier des critères d’évaluation avant l’entretien
- Réactivité : démontrer votre professionnalisme en répondant rapidement et systématiquement aux candidats
- Transparence : donner suffisamment d’informations afin pour sélectionner les meilleurs candidats pour le poste et respecter vos engagements
- Attractivité : tout comme les candidats vous n’êtes pas seul sur le marché, donner leur envie de vous rencontrer
Pour finir, voici un exemple de candidat que les recruteurs ne rencontreront jamais ou presque
Un avis, une question, une expérience à partager ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire.
Belle semaine à vous
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C’est toujours avec beaucoup d’intérêt que je lis ton Blog et cette fois-ci je voulais apporter un commentaire, voire un témoignage.
J’ai rencontré peu de recruteurs et, compte tenu de mon âge, je n’en croiserai probablement plus beaucoup…
Cela étant, ceux que j’ai rencontrés ont probablement commis quelques erreurs mais pas celles décrites ici. J’ai eu beaucoup de chance…
. En revanche, la première vidéo me renvoie un souvenir « douloureux », et je pèse mes mots.
Pour plusieurs raisons (qui seraient trop longues à développer ici), je me suis retrouvé après obtention de mon BEPC (actuel brevet des collèges), purement et simplement hors du système scolaire. Du point de vue de certains enseignants je n’étais pas apte à poursuivre un enseignement général et, a fortiori, supérieur.
Pour parler simplement, j’ai pas mal ramé mais j’ai rencontré des personnes exceptionnelles. Le tout m’a construit
Je tenais donc faire part de ma totale adhésion à ce qui est dit à la fin de cette vidéo : « Si vous n’avez jamais échoué c’est que vous n’avez jamais vraiment vécu ».
A bientôt!
Fernando
Je te souhaite la bienvenue sur ce blog Fernando et suis ravie de ton témoignage
J’avais prévenu j’ai un peu exagéré les petits travers de ces personnages pour ce jour de fête, même si pour ma part, j’ai vécu quelques exemples « cocasses »…
En ce qui concerne, la seconde partie, je te rejoins complètement et j’ai d’ailleurs beaucoup aimé ton article « Vous avez dit autodidacte ? » que je vous invite à lire, si vous passez par là. J’attends la suite Fernando